Lexique

Voici quelques termes fréquement employés dans notre profession.
N’hésitez pas à nous contacter pour tout conseil en amont de la conception de votre projet.

 

Amalgame

Positionnement de plusieurs éléments différents dans un format donné. En impression, l’amalgame permet d’optimiser le nombre de calages et le format papier.

Ame

C’est la tranche, l’épaisseur de la matière. Ame grise ou blanche pour un carton.

Aplat

Un aplat de couleur est une surface de couleur uniforme, sans demi-teintes ou dégradés. C’est une zone qui est entièrement recouverte d’encre. Les aplats peuvent être imprimés en quadri mais l’impression en tons directs (Pantones) est préférable pour obtenir une belle régularité et couvrance. On pourra aussi imprimer les aplats en 2 plaques (2 passages superposés).

Cromalin ou Matchprint

Tirage unitaire, épreuve de contrôle dont les couleurs sont certifiées, destinée à contrôler le rendu lors de l’impression future en machine. Le client signe le cromalin, il accepte le rendu visuel, charge à l’imprimeur de s’en approcher au mieux ensuite. Il existe malgré tout des différences entre cromalin et impression finale dans certains cas. Mais le cromalin permet au client et au prestataire de s’accorder sur une base de référence.

Doming

Appelé également « impression bossing », le doming est une impression recouverte d’un dôme de résine qui lui donne du volume, un bombé bien plus important qu’un vernis classique.

Débossage

Gaufrage – Visuel en relief.

Dorure sur tranche

Il s’agit d’un marquage sur l’épaisseur (l’âme) de la matière. La dorure sur tranche est souvent pratiquée en packaging de luxe. Il est possible de marquer l’épaisseur d’un carton, ou d’une carte 300g par exemple. La dorure sur tranche est assez répandue en édition (beaux livres).

Embossage

Gaufrage – Visuel en creux.

Encre gonflante

Elle permet d’obtenir un relief sur certains éléments du visuel imprimé.

Encre changeante (encre thermochromique)

Encre composée de pigments thermosensibles qui créent des changements de couleurs en fonction de la température ambiante.

Fer à dorer – Fers à gaufrer

Blocs de métal gravés pour réaliser les marquages à chaud (MAC) ou des gaufrages. Les matières utilisées peuvent différer selon la résistance, la taille, et le rendu souhaité (blocs en magnésium, laiton).

Ferret

Embouts ferrets pour cordelières par exemple: petite pièce qui se trouve aux extrémités du cordon, destinée à la finition. Les ferrets peuvent être métalliques, plastiques, et il est possible de les peindre pour les assortir à la couleur du cordon.

Fond perdus

Les fonds perdus, ou bords perdus, consistent à faire déborder le graphisme imprimé de la zone visible, afin de prévenir les imperfections à la coupe (comme un filet blanc par exemple). Le fond perdu représente généralement à 3 ou 5 mm en débord. Il est nécessaire car lors de la coupe au massicot ou lors de la découpe avec outil, l’endroit précis où la découpe est effectuée peut varier légèrement en fonction de multiples paramètres (hauteur des piles / chasse, allongement papier, température, hygrométrie…).

Gaufrage / Estampage

Opération qui consiste à faire apparaître des éléments en relief ou en creux sur la surface d’un support, papier, carton ou tissu.
Il est possible de travailler en gaufrage multi-niveaux, c’est à dire que sur un même outil de gaufrage, le visuel peut contenir des profondeurs de gravures différentes (généralement jusqu’à 3 maximum).

Grammage

Poids de la matière exprimé en grammes au mètre carré. Exemple: papier couché 135g/m2. Le grammage permet de calculer les poids pour les expéditions, et de se représenter l’épaisseur du support (un papier fin 80g, cartonné 300g…).

Hirondelles, traits de coupe

Repères noirs placés sur un fichier qui permettra au conducteur presse de vérifier le repérage des couleurs entre elles au moment du calage machine.

Holographique (papier, carton)

Papier ou carton recouvert d’un pelliculage holographique (rendu multicolore, métallisé, motifs, effet de couleur changeante selon l’angle de vue…). Les supports holographiques peuvent être imprimés et travaillés pour la confection d’étuis, boîtes montées, PLV ou tout projet de packaging.

Low migration – Sans odeur

Complexe physico-chimique qui permet de limiter les odeurs d’encre, papier, carton ou colle du packaging, principalement pour les produits alimentaires. Le traitement peut recourir à du vernis, des encres sans odeur, dites « alimentaires », ou des pelliculages certifiés.

MAC – Marquage à chaud – Dorure, dorure à chaud – Frappe à chaud

Technique couramment employée dans le packaging, afin d’imprimer un logo ou un visuel, en 1 couleur, sans trame. Pour un marquage en plusieurs couleurs, il faut faire autant de passages que de couleurs. Comme son nom l’indique, le marquage est effectué à chaud: le visuel est gravé sur un bloc de métal (fer à dorer) qui, chauffé, vient frapper un film de couleur, se déposant ainsi sur le support. Le terme de Frappe à chaud est aussi employé.
Les films peuvent être de différentes couleurs, blanc, transparents, ou métallisés. Le nuancier Kurtz est un standard de référence du marché.
Pour les couleurs métallisées, le rendu du MAC est impossible à obtenir en impression offset (les encres métalliques des presses offset ne peuvent pas restituer le rendu du MAC qui dépose réellement du métal sur le papier).
Le MAC peut aussi créer un relief sur le support (en creux ou en relief). On parle alors de fer à galber (marquage et gaufrage en une opération).

MAF – Marquage à froid

Le MAF est l’équivalent du MAC mais en procédé numérique. La presse numérique n’utilise pas de Fers à dorer, et permet ainsi d’optimiser les coûts pour les productions à court tirage. Certaines machines présentent aussi l’avantage de pouvoir réaliser des marquages tramés (même principe que l’offset). Les techniques de MAF ont considérablement gagné en qualité de façon à concurrencer le MAC. Toutefois, pour certains visuels, le rendu du MAC reste très supérieur.
Autre limite du MAF: il ne peut pas être réalisé sur des produits déjà en volume, comme une boîte montée par exemple, car les presses fonctionnent en feuille à feuille. Ce sont donc les habillages qui sont marqués, et non les produits finis (contrairement au MAC qui peut traiter des feuilles ou des objets en volume).

Mode colorimétrique

Représentation des couleurs au sein d’un espace en 2D (RVB, CMJN, TSL) ou 3D (Lab). Les couleurs y sont définies par leurs coordonnées dans l’espace. Chaque espace colorimétrique possède son propre gamut, étant plus ou moins performant quant aux couleurs qu’il peut restituer. En web le mode colorimétrique est RVB, en impression il sera généralement CMJN.

Monochromie (brichromie, trichromie)

Traitement d’un visuel en 1, 2 ou 3 couleurs. Le tramage est possible.

Multi pose

Positionnement de plusieurs éléments identiques dans un format donné. Par exemple, dans un format papier de 70×100 cm, nous pouvons placer 6 habillages de couvercles d’une boîte montée de taille moyenne. Le multi pose se distingue de l’amalgame, ce dernier consistant à disposer plusieurs éléments mais différents les uns des autres, tandis que le multi pose est une répétition à l’identique d’éléments. On parle de nombre de poses dans le format.

Numérique (impression)

L’impression numérique est relativement récente (années 80), elle fonctionne en laser ou en jet d’encre. Elle n’utilise ni plaques ni écrans d’impression, ce qui la place de façon très compétitive pour les courts tirages, tout en atteignant des niveaux de qualité comparables à l’offset pour les meilleures machines numériques. Les presses numériques peuvent aussi traiter des marquages à froid (MAF), pour des rendus de type métallisé. Autre avantage: la gestion de données variables en cours d’impression (numérotation, personnalisation du document avec l’intégration d’un nom, etc). Certaines presses numériques acceptent les tons directs. Enfin, l’impression numérique offre la possibilité d’effectuer davantage d’essais de réglages couleur en direct que l’offset par exemple. Le numérique trouve ses limites dès que la quantité à imprimer est trop importante, et accepte une gamme de papiers moins large que l’offset et la sérigraphie.

Offset (impression)

Les presses offset (Heidelberg, Komori…) fonctionnent avec des plaques métalliques gravées selon le visuel (CTP) qui viennent s’enrouler sur un cyclindre. En rotation, l’encre vient se déposer sur la plaque seulement là où le visuel a été gravé, et est ainsi reportée sur le papier à imprimer. Offset, de l’anglais to set off qui signifie « reporter ». Les presses offset peuvent comporter jusqu’à 8 groupes en ligne. Pour une impression en quadrichromie 4 groupes seront utilisés (Cyan, Magenta, Jaune, Noir). Pour une impression en tons directs 1 groupe sera affecté à chaque Pantone. La trame d’impression est d’une grande finesse, et permet la reproduction des visuels avec une grande qualité. Avantages de l’offset: rapidité et qualité d’impression.
Ne pas confondre impression offset et papier offset (uncoated): on peut par exemple imprimer en sérigraphie ou en numérique sur un papier offset, et non pas en impression offset.

Papier Couché et papier Offset

Le papier couché (coated) a une surface traitée pour obtenir un aspect plus lisse, brillant, satiné ou mat. Ce traitement permet également une meilleure restitution des couleurs sur le papier; mais diminue la «main» (épaisseur ressentie) de celui-ci.
Tandis que le papier offset (uncoated) est d’un aspect plus brut, légèrement texturé, mat, et dispose de plus de main. Les aplats de couleur réguliers sont plus difficiles à obtenir sur papier offset que couché. Le papier offset est très apprécié dans le luxe, pour son rendu considéré comme plus qualitatif (matière brute, toucher…).

Pelliculage

Finition consistant à recouvrir un papier ou carton d’un film, par collage, pour protection ou embellisement. Une large gamme existe: Acétate, polypropylène, mat, satiné, brillant, anti-rayure, soft touch, métallisé, grainé, toilé, holographique… En packaging le pelliculage peut s’avérer nécessaire pour éviter une casse aux plis par exemple, ou assurer une plus grande longévité (résistance à l’usure, aux UV…). Certains pelliculages sont aussi certifiés pour le contact alimentaire, d’autres sont antibactériens / antiviraux.

Quadri(chromie), CMJN

Impression en 4 couleurs: Cyan Magenta Jaune Noir, qui, par superposition, permettent d’obtenir toutes les couleurs du spectre colorimétrique CMJN. Par exemple le vert est une superposition du jaune avec le cyan. La quadri fonctionne avec une trame d’impression donnée (petits points) en fonction de la machine et du support: trame 150, 200. Les couleurs quadri sont codées par le graphiste lors de la création du fichier, exprimée en % de 0 à 100. Par exemple, bleu France: C:100% – M: 60% – J:0% – N:0%. Les valeurs quadri sont exprimées dans cet ordre, CMJN. C’est pourquoi on parle aussi d’impression CMJN. Les aplats de couleurs comporteront des petits points (trame d’impression), alors que l’impression d’aplats en ton direct est parfaite et dépourvue de cette trame d’impression.

Sérigraphie (impression)

La sérigraphie est un procédé d’impression à travers une maille, tendue sur un cadre, sur laquelle un rouleau ou une raclette passe de l’encre. L’encre traverse l’écran de sérigraphie et est appliquée sur le support à imprimer. Ce procédé peut être utilisé sur une large variété de supports (papier, carton, métal, tissu, verre, bois, etc.). L’impression sérigraphique s’effectue en tons directs. Les visuels peuvent être tramés, et imprimés en plusieurs couleurs. Toutefois l’utilisation d’une trame n’est pas la vocation première de la sérigraphie et ne donne pas toujours des résultats satisfaisants (la trame reste assez grossière). L’avantage de la sérigraphie par rapport à l’impression offset: courts tirages, pouvoir de couvrance des encres supérieur (pour imprimer un blanc sur un papier noir texturé par exemple), possibilité d’imprimer sur des objets en volume. La sérigraphie peut créer des effets de relief, avec des encres, ou des vernis sérigraphiques reliefs et sélectifs.

Ton direct, Pantone

Contrairement à la quadri, impression directement avec l’encre de couleur souhaitée. Le nuancier Pantone référence des milliers de tons directs (Pantones). On parle d’impression en ton direct ou en Pantone. Il existe aussi d’autres nuanciers de couleurs, mais Pantone reste la référence la plus utilisée en Europe.
Le ton direct est préférable pour la réalisation d’aplats par exemple (rendu plus homogène). Il permet un meilleur contrôle de la couleur (formules de composition des encres facilement reproductibles d’un imprimeur à un autre).

Vectorisation

Action de conversion d’un objet graphique pixelisé ou d’une typo native en vecteur. La vectorisation d’un texte consiste à transformer tous les textes en illustration vectorielle, de façon à éviter tout bug de typo à l’impression (les textes ne pourront plus être modifiés). La transformation d’une image en vecteurs est aussi possible, quoique plus complexe selon le visuel.

Vernis

Le vernis est une finition, ou « enoblissement » qui peut être appliqué sur la matière. A vocation esthétique ou technique (pour protéger le support d’impression et les encres des rayures par exemple). De nombreuses sortes de vernis sont disponibles (mat, satiné, brillant, acrylique, sérigraphique, flexo…).

Vernis 3D – Vernis relief

Le vernis 3D permet un plus grand relief qu’un vernis classique, offset ou sérigraphique. Une épaisseur de matière plus importante est déposée à la surface du support, de façon à faire ressortir certains détails ou créer des effets de texture par exemple. Le vernis 3D est un vernis sélectif, réalisé en numérique.

Vernis paillettes

Mélange de vernis avec des paillettes, pour obtenir un effet particulier, en édition ou packaging. La densité, couleur et forme des paillettes conditionnent le rendu final. Il est parfois nécessaire, selon le papier, d’appliquer un bouche-pore avant le vernis paillettes. Lors de la réalisation de votre fichier, évitez les paillettes au pli, au rainage et à la coupe.

Vernis sélectif

Le vernis sélectif permet d’obtenir un rendu brillant ou mat par exemple seulement sur certaines parties d’un visuel: il est sélectif. Il peut être réalisé sur le groupe offset en ligne, en sérigraphie, flexo ou autres procédés. L’objectif est de créer un contraste ou des différences de rendu dans un visuel.